Deux conseillers communautaires UMP ciblent le vice-président Vert (Jean-Pierre Bigorgne) de Quimper communauté. Le conflit qui oppose les conducteurs de la Qub à leur direction est lié au nouveau contrat signé par la communauté d’agglomération et le groupe Kéolis. En voulant élargir l’offre de transport, le vice-président Vert a oublié que celle-ci avait un coût » jugent Georges-Philippe Fontaine et Ludovic Jolivet, conseillers communautaires (UMP). Ce surcoût est essentiellement supporté par les salariés. (…). Après une période de réserve, il nous parait nécessaire de dénoncer la déplorable gestion sociale de ce conflit. (…) Le développement durable comporte un volet social qui semble lui avoir échappé (au vice-président,) lors de la négociation du contrat entre la communauté et Kéolis. (…) La collectivité a joué avec le feu. Elle a donc des responsabilités et ne peut pas se cacher derrière son délégataire. Ce même groupe s’est engagé à augmenter la fréquentation des bus de 40 %. Impossible à tenir ! »
Des temps de parcours illusoires !
« Un matin, nous avons pu constater que les temps de parcours sont impossibles à tenir. Près de 4 minutes de retard sur le premier tour (6 h 50) de la ligne 5 entre Le Braden et Gourvily. Inutile de dire que c’est de la faute de la circulation, nous n’en n’avons pas vu à cette heure. Cela se répercute sur la journée. Les conducteurs doivent rouler plus vite, rendre la monnaie en conduisant, n’ont plus de temps de pause. Les voyageurs n’arrivent pas à l’heure prévue. Cela engendre du mécontentement. S’il faut réellement trente minutes pour aller du Braden à Gourvily, il est illusoire de prétendre que le bus pourra vous y mener en vingt minutes. »
Permanence de l’offre : gaspillage d’argent public !
« La permanence de l’offre souhaitée par le vice-président écologiste consiste à faire circuler les bus toute l’année aux mêmes heures. Or, pendant les vacances scolaires, le nombre de clients diminue fortement (- 40 %). C’est une mauvaise bonne idée encouragée par les entreprises de transport. Les bus vides dévalorisent l’action publique (…). Si l’accès à la ville ne devait se faire qu’en bus, nous devons envisager l’éventualité d’un blocus par les conducteurs lors des conflits sociaux. »
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