La proposition de Jean-Jacques Urvoas de s’allier avec les verts sur la première circonscription pour les prochaines législatives, amuse et interroge. S’il n’est pas sous le coup d’une attaque de panique, c’est qu’il est vraiment ce député hors sol, tellement coupé du terrain et des réalités qu’il ne se rend plus compte de ce qu’il avance. Sur le fond, je m’interroge sur les points communs que cet ancien intime de DSK, ce Mr sécurité du PS et de la militante d’Attac. Je suis pressé de connaitre leur projet commun pour la France. 

Mais le fond importe peu, car il s’agit certainement d’une proposition condescendante où bien sûr, l’adjointe quimperoise serait la suppléante, car l’idée d’inverser les rôles n’a pas pu germer dans l’esprit fertile de l’élu PS.  Au-delà de ces tractations, les véritables enjeux environnementaux comme le mitage du territoire, le soutien à l’agriculture et à l’élevage, les transports en commun vers les petites communes, le soutien aux énergies peu polluantes, les tensions sur l’énergie sont une fois de plus les laissés pour compte de ceux qui s’en nourrissent habituellement à des fins politiques. 

Quant à la « féconde harmonie » de la municipalité quimpéroise, il faut le lire plusieurs fois pour le croire puis se mordre les lèvres pour ne pas s’étouffer de rire. Un peu plus de proximité aurait permis au député PS  d’appréhender sur le terrain, la  véritable cote des écologistes quimpérois et le ressenti réel de la population sur la « féconde harmonie au service de l’intérêt général ».

A moins que JJ Urvoas soit tellement sûr de lui, qu’il concède, fair-play, un avantage à son adversaire UMP.  Il faut effectivement avoir l’esprit très sportif ou sérieusement déréalisé pour reproduire à l’échelle de la circonscription, le duo Poignant-Le Bigot. 

Enfin, Jean-Jacques Urvoas doit apprendre que la circonscription ne se limite pas à Quimper, et qu’elle comporte d’autres communes à ne pas oublier. 

Puisque moi-même je m’engage, et depuis pas mal de temps maintenant, avec une suppléante fouesnantaise ancrée sur le terrain et alors que nous partageons la même vision de l’avenir de notre territoire, je me permet à mon tour d’être fair-play et je conseille à Jean-Jacques Urvoas qui semble mal engagé sur ce sujet, de choisir une suppléante qui ne soit ni de Quimper, ni écologiste ou altermondialiste. Qu’il pense au canton de Briec et surtout qu’il n’hésite pas à me contacter, je tiens une liste de noms à sa disposition.