Marié à Aurélie, père de trois enfants : Hortense (10 ans) et Eglantine (8 ans), Arthus (6 ans), Georges-Philippe FONTAINE a 40 ans. 

Né à Bordeaux, il est fils d’un médecin militaire, et passe donc son enfance à travers le monde et ses vacances à La Forêt-Fouesnant. 

Après son baccalauréat, Georges-Philippe FONTAINE s’inscrit en faculté de médecine à Amiens. Après le concours d’internat, il est nommé en 1998 interne de médecine nucléaire à la faculté de  Bordeaux où il obtient son doctorat en 2002. Après deux années de perfectionnement et d’enseignement à la Faculté, il s’installe à Quimper, en 2005, à la clinique Saint Michel-Sainte Anne à Kerjestin. 

De la vice présidence de la corporation des étudiants en médecine d‘Amiens, à la présidence des chefs de clinique de Bordeaux en passant par l’association des internes de médecines de France, ce passionné de sport à toujours été très impliqué dans le milieu associatif. Une fois à Quimper, il a mis en place la section Bretagne de la LICRA en lien avec la section de Bordeaux et la direction nationale. 

Son goût pour l’engagement au service des autres, c’est en politique qu’il continue à l’exprimer. Il fait ses premières armes en 2006 avec Marcelle RAMONET (députée) et Roger LE GOFF (maire de Fouesnant) qui l’aident à monter l’association des amis de Nicolas Sarkozy (ANANS) dans la première circonscription du Finistère. Il sera rapidement nommé président départemental puis régional. 

 En 2007, il participe à la direction de la campagne de Marcelle RAMONET et en 2008, il est élu au Conseil Municipal de Quimper, dans l’opposition.  Fin 2008, il est élu conseiller national de l’UMP par les militants de la première circonscription du Finistère. 

Lorsque son emploi du temps le lui permet (ce qui est malheureusement assez rare), c’est en pratiquant la course à pied ou le judo qu’il se ressource. 

Texte de N. JAN  

  

 

 
Propos recueillis par Olivier Boyer 
Georges-Philippe Fontaine :
« Les militants attendent du travail et des résultats »
 

  

 
 
 
 
 

 

Un Opni, objet politique non identifié, c’est un peu comme cela que beaucoup ont perçu, ou perçoivent encore, Georges-Philippe Fontaine, dont l’arrivée soudaine sur le terrain politique de la 1ère circonscription, n’a laissé aucun observateur indifférent. Ce renfort de choix a d’ailleurs su convaincre en un temps record les militants UMP qui l’ont élu confortablement au comité de circonscription, le désignant même comme l’un de leurs représentants au Conseil national. 

GPF a donc quelque chose d’un Opni. Il n’a pourtant pas grand-chose à cacher, et ne vient pas d’une planète lointaine, mais de Bordeaux, où il a vu je jour voici 37 ans. Son père, Pierre-Philippe Fontaine, a servi en tant que médecin en chef de la Marine. Sa mère, Marie-Geneviève, est conférencière, experte en histoire de l’art. Aurélie, son épouse, anatomo-pathologiste, vient d’achever sa formation de médecin légiste. 

Quand il s’installe début 2005 à Quimper, Georges-Philippe Fontaine est déjà fort d’un riche passé associatif. Avant de devenir président de l’association des chefs de clinique de Bordeaux, il a occupé toutes les responsabilités qui s’offraient à lui dans le cadre de son cursus universitaire : vice-président de la corpo de médecine d’Amiens, président de l’internat de Soissons, économe de l’internat de Bordeaux, président des internes de médecine nucléaire de France. 

  

Président régional de la LICRA 

  

Aujourd’hui, Georges-Philippe Fontaine exerce au centre de médecine nucléaire, à la clinique Saint-Michel-Sainte-Anne de Quimper depuis quatre ans. Il s’était accoutumé au sud-Finistère depuis dix ans au gré de séjours familiaux à La Forêt-Fouesnant. « Je voulais venir ici », explique-t-il. Un choix durable et sans équivoque. 

Peu le savent, mais parmi ses engagements, GPF est aussi président régional de la LICRA (ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme). « Quand j’étais étudiant, des jeunes ont brûlé une synagogue. Ça m’a paru inacceptable. Il fallait faire quelque chose. 

J’ai réagi spontanément. Je me suis proposé pour organiser l’association sur le plan local. 

Je continue parce que rien n’est réglé et que le racisme et l’antisémitisme restent des dangers mortels pour la démocratie telle que l’on m’a appris à la concevoir ». 

Content d’être un Opni ? « Oui, mais c’est une satisfaction relative », sourit GPF. « Il y a eu une opportunité. Je venais d’être désigné président départemental de l’ANANS (association nationale des amis de Nicolas Sarkozy), avec le soutien de Marcelle Ramonet et Roger Le Goff. Avant un déplacement professionnel que je devais effectuer à Chicago, 

Marcelle a eu la gentillesse de me faciliter la tâche en me permettant d’intervenir». 

  

« Un peu chef de bande, toujours combatif » 

  

L’ANANS, dont il est président régional ? « Un concours très heureux de circonstances, avec l’aide de Marcelle, à qui je dois tout et que je n’oublie pas, et aussi, à la base, le culte de Sarko. Marcelle ? Elle m’a fait monter et je l’ai soutenue. Nicolas Sarkozy ? Je voulais tout faire, à mon niveau, pour l’aider à devenir Président ». 

Pendant les campagnes successives – présidentielle, législative, municipale de Quimper, voire interne à l’UMP – GPF se serait-il enfermé dans un rôle, à la fois ingrat et plaisant, de porte-flingue ? « Je me sens manageur-organisateur, un peu chef de bande, toujours très combatif », résume-t-il. Certains lui reprochent d’être cassant, agressif… « Je ne suis agressif que contre ce qui nous fait perdre du temps pour de mauvaises raisons. Ça fait beaucoup de monde. Les gens me vivent comme quelqu’un d’agressif parce qu’ils n’acceptent pas d’être considérés comme des freins ». Pour la langue de bois, allez voir ailleurs… 

  

« Tout est affaire de rythme » 

  

« Il n’y a pas chez moi d’antipathie, d’intention de rabaisser. Tout est affaire de rythme. 

Ceux qui sont en-dessous ont tendance à critiquer. J’essaye d’adapter le fonctionnement du groupe à mon rythme, avec humanité, pas bêtement, pas pour blesser, mais dans un souci permanent d’efficacité. Si l’on progresse, si l’on travaille bien, ça profite à tout le monde. Je joue un peu le rôle du méchant garçon. Volontairement, je franchis les barrières et je déstabilise. Certains sont surpris d’être malmenés parce qu’ils se sont habitués à la déférence. Ils ont perdu le sens de la relativité et se voient tels qu’ils ne sont pas, ou plus. ». 

Est-il possible de tenir un tel rythme dans la durée ? « Pour l’instant, ça ne m’a pas trop mal réussi. Il faut faire les choses rapidement, avec motivation et entrain ». 

Un joli mot, « entrain », un terme de compétiteur, explique ce sportif : « Judoka, en train de passer la ceinture noire, coureur de fond, marathonien, amateur de voile. C’est une dimension fondamentale qui permet de canaliser l’énergie, pour la rendre efficace ». 

  

« Tranché, affirmatif, déterminé, bref sarkozyste » 

  

Ambitieux ? « Oui, s’il s’agit de la victoire de mon parti, aussi bien dans le département que localement. Il nous appartient de veiller à ce que chacun soit à sa place pour que le mouvement soit en ordre de bataille en vue des futures échéances électorales ». 

En matière d’élections, certains mettent en avant une espèce de particularisme breton qui voudrait, par exemple, que les idées de Sarkozy et sa volonté de réformes ne passent pas dans notre région. « Ils se sont appuyés sur cette notion pour ne rien faire », répond 

Georges-Philippe Fontaine. « Le particularisme breton existe, mais ne constitue pas un blanc-seing pour rester inerte, passif. Ce côté socio-démocrate, modéré, n’empêche pas d’éprouver de l’ambition pour une ville et un territoire. Nous nous devons, au contraire, au-delà des idées préconçues, d’être ambitieux en termes d’économie, d’emplois, de préservation du patrimoine, des paysages et de la qualité de vie. C’est si facile de ne pas s’impliquer, de ne prendre aucun risque. Il faut, à l’inverse, être tranché, affirmatif, déterminé, bref sarkozyste. Pour nous, il existe ici un potentiel politique fort. Nous avons tout perdu, ou presque, parce ce que n’avons rien construit de durable. Nos priorités aujourd’hui sont de travailler notre organisation, nos méthodes, d’afficher sans états d’âme notre volonté de réussir ». 

  

« Il ne faut pas qu’on se rate ! » 

  

Ce printemps avant l’heure de l’UMP dans la 1ère circonscription n’a pas échappé aux analystes parisiens. « C’est vrai. Paris nous a clairement vu et nous observe encore. Il ne faut pas qu’on se rate ! », confirme GPF. Pour cela, il n’y a pas trente-six solutions. « Les militants nous ont fait massivement confiance. Ils attendent de nous deux choses : du travail, on le fait, et des résultats, on fait tout pour ! ».