Quimper ville

Centre-ville. 15 logements rue Toul al Laër

Le 30 avril 2011 – LE TELEGRAMME

Le sort de l’ancienne bibliothèque, haut lieu de mémoire quimpérois, est scellé. Elle sera détruite. Une quinzaine de logements, des commerces et locaux tertiaires commenceront à sortir de terre en 2012.

La Ville a décidé de reconvertir l’ancienne bibliothèque, aujourd’hui désaffectée, et située 9, rue Toul al Laër, en logements locatifs publics. Le choix s’est orienté vers le projet de l’Opac, qui prévoit une démolition-reconstruction pour réaliser une quinzaine de logements, des commerces et des locaux tertiaires en rez-de-chaussée. Le bâtiment sera donc cédé à l’Opac pour 200.000 €. Les travaux sont envisagés à partir de 2012.

«200.000 €, ce n’est pas beaucoup»

Hier soir, lors du conseil municipal, Georges-Philippe Fontaine (UMP) s’en est félicité: «Ce type d’opération est important car il favorise la concentration urbaine. Il faut le renouveler, avec la caserne des pompiers, puis avec les bâtiments de Gourmelen, tout en respectant les zones naturelles». Il s’est néanmoins interrogé sur les autres opérateurs en lice aux côtés de l’Opac. Puis s’est étonné du prix: «200.000 €, ce n’est pas beaucoup pour une telle surface en centre-ville. J’ai entendu dire qu’à un moment le prix avait été de 500.000 €».

«Deux évaluations des Domaines»

Daniel Le Bigot n’en a pas disconvenu mais a d’abord répondu sur les opérateurs: «Habitat 29 avait fait une proposition qui ne prévoyait pas de démolition. Il ne pouvait pas densifier comme l’Opac. Voilà pourquoi ce dernier a été choisi. Par ailleurs, nous avions aussi contacté Espacil et le Logis Breton, mais ça ne les intéressait pas». Pour en venir au prix: «La vente de la bibliothèque, sous forme de fonds de concours, avait été évaluée à 1M€. La Ville a alors versé 1M€ à Quimper-Communauté pour financer la construction de la médiathèque des Ursulines. Ensuite, il y a eu deux évaluations des Domaines. La première donnait 500.000 €. Nous en avons redemandé une seconde lorsque nous avons travaillé avec l’Opac et Habitat 29. Elle a été de 200.000 €». Il rejoint Georges-Philippe Fontaine: «Ce n’est pas cher en coeur de ville, tu as raison, mais c’est pour de l’habitat social. Ce n’est pas un opérateur privé. Et les 200.000 € ne comprennent pas le coût de la démolition».

Quimper

Carte scolaire: politique «d’asphyxie» du public

Le 30 avril 2011 – LE TELEGRAMME

Vote unanime du conseil municipal, hier soir, pour regretter les coupes sombres de la carte scolaire.

Le réseau scolaire quimpérois, public et privé, compte cette année 5.807 élèves. Le public en a regagné 17 à la dernière rentrée, ce qui n’était pas arrivé depuis 20ans, a rappelé Denise Cariou, adjointe aux affaires scolaires. Las! Le couperet est tout de même tombé. Le conseil municipal a, tout d’abord, déploré la fermeture du 5e poste à l’école maternelle de Kervilien. «Cette école scolarise plus de 85% d’enfants de son périmètre naturel. Le quartier du Corniguel, excentré de Quimper et entouré de frontières naturelles (Odet, limites de la ville, rond-point de Lududu), est en plein développement urbain. Cette fermeture risquerait d’asphyxier la seule école du quartier et de fragiliser par là même l’école élémentaire. Par ailleurs, cette fermeture ne s’explique en aucun cas par une diminution des effectifs, mais par la seule logique comptable et la non prise en compte des enfants de moins de trois ans dans le calcul des effectifs. Cette politique n’a pour effet que de fragiliser les établissements et de mettre à mal le service public de l’éducation». Bernard Poignant a renchéri: «L’Éducation nationale nous dit: accueillez les enfants de deux à trois ans mais ne les comptons pas. C’est une hypocrisie ministérielle!».

Effectifs prévisionnels «mal pris en compte»

Même volée de bois vert concernant la fermeture du 11e poste à l’école primaire Ferdinand-Buisson: «La Ville développe une politique d’aménagement du centre-ville. Il est donc nécessaire qu’il existe une cohérence entre cette politique et une offre scolaire publique en adéquation. Une fermeture aurait un impact important sur la moyenne d’enfants par classe et entraînerait une surcharge d’effectifs dans les classes et la multiplication des classes à multiples niveaux». La fermeture du 11e poste de l’école primaire Léon-Blum reste également en travers de la gorge: cette école primaire ne compte que deux classes de maternelle et «il n’est pas envisageable de restreindre encore plus la maternelle au risque de ne plus pouvoir alimenter l’élémentaire». Catherine Treussier, adjointe, a en outre estimé que les effectifs prévisionnels «n’avaient pas bien été pris en compte, ce qui aboutira, à la rentrée, à 26,5enfants par classe sans compter les douze élèves de la Clis». L’opposition, par la voix de Georges-Philippe Fontaine, a voté cette délibération, tout en dénonçant sa mue en «tract politique anti-gouvernemental».

Ujap : « Faire vivre le sport à Quimper »

lundi 14 juin 2010 – OUEST FRANCE
Le basket a échauffé les esprits vendredi. Mais d’autres dossiers, moins passionnels, ont été votés lors du conseil municipal.

Quel habitat pour les Quimpérois ?

Le conseil municipal vote la modification du plan d’occupation des sols du quartier de Kervouyec. Un secteur d’habitations et d’activités où est prévue la création d’un éco-lotissement. Georges-Philippe Fontaine (opposition) interroge la majorité sur sa politique de l’habitat. Comment offrir des solutions aux Quimpérois sans grignoter les terres agricoles ? Daniel Le Bigot, adjoint à l’urbanisme, insiste sur les forts besoins qui sont exprimés. L’éclatement des familles fait que le nombre des occupants par habitation est de plus en plus faible. « Il faudrait construire entre 600 et 700 logements par an. » L’élu regarde de près certaines solutions en « coeur de ville » pour des appartements. Il cite l’ancienne bibliothèque, la partie de la poste centrale qui est offerte à la location, l’emplacement de l’actuelle caserne des pompiers, les Affaires maritimes, la cité administrative rue de la Palestine… « Mais il faut aussi pouvoir proposer à des jeunes couples des maisons + terrains à 150 000 € », complète le maire.

Place au Terre-au-Duc

Le chantier de la place Terre-au-Duc, après le renforcement du bief, va entrer dans sa phase décisive. Les travaux sont évalués à 1,690 million d’euros. Ils débuteront début octobre. Ensuite, le calendrier sera précisé en concertation avec les commerçants du secteur pour l’interruption des fêtes de fin d’année. Un impératif: que tout soit fini début juin 2010.

Maison des services publics

Le groupement Guinée-Potin obtient le marché de la construction de la future maison des services publics qui sera construite à Kermoysan, sur le terrain autrefois occupé par la tour de l’Ile-de-Man. Ce bâtiment de 1 500 m2 (2,95 millions) accueillera des permanences de plusieurs services : centre communal d’action sociale, mairie annexe, protection maternelle et infantile, allocations familiales, assurance maladie, mission locale, droits des femmes et de la famille, Pimm’s.

Jardin de l’Évêché

Propriétaire du lieu, le conseil général met à disposition de la ville le Jardin de l’Évêché. « Mais l’espace n’est pas toujours présentable », se désole Habib Bou Nafeh, conseiller municipal en charge des jardins. D’où la nécessité de redéfinir l’usage de cet espace qui sert aussi de lieu de spectacles. Ce sera fait lors d’une remise à plat du règlement intérieur.

Parité hommes/femmes

Depuis le coup de gueule d’Isabelle Guéguen, l’an dernier, la question de la parité hommes/femmes revient régulièrement sur le tapis lors des conseils municipaux ou d’agglomération. Cette fois, ce sont Jannick Yvon et Brigitte Le Cam qui interviennent sur ce thème lors de la désignation d’un jury. Réponse en deux temps de Bernard Poignant : « On désigne des fonctions » (sous-entendu, sans prendre en compte le sexe). Et, lors du vote d’une subvention, sans doute agacé, le maire propose que l’association « SOS Urgence mamans » change son nom pour « SOS Urgence parents ». « Car il y a des papas aussi qui ont des soucis avec la garde de leurs enfants. » Le débat n’est pas clos.

Vitrines de Quimper

Une subvention de 25 000 euros est versée aux Vitrines de Quimper, l’association des commerçants chargée de la promotion et de l’animation du commerce.

Ty-Douar et Ty-Bos

Plusieurs zones d’aménagement concerté (Ty-Douar, Ty-Bos, Prat-ar-Rouz, Kerlagatu, Kerjestin, Kerc’hoet Kerdroniou) sont supprimées. Les aménagements prévus ont été réalisés. La Zac de Ty-Douar a été créée en 1978, Ty-Bos (1994), Prat-ar-Rouz (1979), Kerlagatu (1983), Kerjestin (1991), Kerc’hoet (1982), Kerdroniou (1991). Suite à la suppression de ces Zac, une modification du plan d’occupation du sol sera soumise à enquête publique.

Stade Jean-Brélivet

Le Quimper Ergué-Armel Football-club a effectué une demande auprès de la Ville afin que soit attribué un nom au stade d’Ergué-Armel. Le club a proposé le nom de Jean Brélivet, une figure quimpéroise du football sud-finistérien, décédé en 2005.

Plus d’informations dans le journal Ouest-France

 

« Des travaux qu’il fallait faire » – Quimper

lundi 17 mai 2010 – OUEST FRANCE


 

Georges-Philippe Fontaine, conseiller municipal UMP d’opposition. « La rénovation du parvis des halles ? C’est une bonne chose. Qui va dire le contraire ? Je regrette seulement que les commerçants aient un peu souffert des travaux. Mais quand on va les voir, globalement, ils sont contents. C’était des travaux qu’il fallait faire. Qu’on soit de gauche ou de droite, nous avons d’ailleurs tous voté cette délibération. »

 

Conseil (suite). Gros plans tirés sur le Chapeau-Rouge

3 mai 2010 – LE TELEGRAMME

Même s’il y a eu unanimité vendredi soir au conseil communautaire sur la nécessité de créer une salle des congrès au centre-ville, des divergences sont apparues sur la question de l’avenir du cinéma Art et essai et de Gros plan à Quimper.

C’était l’idée du précédent conseil communautaire : rénover le parc des expositions de Penvillers. Reprise, l’idée devrait se concrétiser sous l’actuel mandat. Depuis deux ans, un comité de pilotage a été chargé de réfléchir à la réalisation de deux projets associés: la rénovation du parc des expositions de Penvillers et la création d’un centre des congrès au centre-ville.

Art et essai aux Arcades

Il était proposé vendredi aux élus de valider le choix du Chapeau-Rouge comme site pour le futur centre des congrès (Le Télégramme du 28avril). Coût du projet: 6MEUR. Bernard Poignant, président du conseil, a rappelé les incidences pour les activités actuelles et les solutions trouvées. Les Polarités rejoignent le pôle culturel Max-Jacob (le studio restant au Chapeau-Rouge), Gros plan et le cinéma Art et essai déménagent aux Arcades. La Poste dispose d’un délai de deux ans et demi pour trouver un autre local dans ce secteur de la ville. Les associations de la ville devraient logiquement pouvoir accéder aux salles du futur centre en dehors des dates de congrès – «entre 60 à 80 jours par an» – qui «ont lieu assez souvent les jeudis et vendredis, laissant le week-end disponible, sauf réception», a estimé Bernard Poignant.

Rénovation à Penvillers

Revenant sur le projet de Penvillers, le président de la communauté de communes a rappelé qu’il était prévu de détruire les halls A, B et D, pour construire une nouvelle halle de 5.000m² et de réhabiliter le Pavillon, le tout pour 10MEUR. Seule interrogation, le Festival de l’élevage qui devrait manquer d’emplacement couvert. Enfin, dans un 2etemps, il est prévu d’y construire une grande salle multifonctions de 3.000 à 4.000 places. L’ensemble du projet, rénovation du Chapeau-Rouge inclus, bénéficiera de 5MEUR de subventions de la Région et du Département.

«Quel avenir pour Gros plan?»

«Le choix du bâtiment du Chapeau-Rouge nous semble pertinent tant au regard de son implantation que du coût relativement modéré de sa transformation», a jugé l’élu de Kemper l’écologie à gauche. Mais, Daniel Le Bigot a toutefois demandé au conseil que «l’avenir du cinéma Art et essai, ainsi que de l’association Gros Plan soit garanti aux différentes instances». Suppléant André Guénégan, Georges Philippe Fontaine, de l’opposition, a certes approuvé la création d’un centre de congrès mais l’aurait aimé «plus ambitieux». «Quelle politique culturelle à Quimper?», a relayé Isabelle Le Bal, du MoDem. «Ne va-t-on pas mettre en péril le cinéma Art et essai et l’activité de Gros Plan?» «Nous avons le souci de ne pas faire une dépense publique exagérée, lui alors répondu Bernard Poignant. J’y vois l’occasion de toucher de nouveaux publics. Il faut le prendre comme une chance, pas comme un risque».

Bus: tarification plus équitable

La mise en place d’une tarification jugée plus équitable dans les bus au 1erjuillet (Le Télégramme du 30avril) a également été validée par les élus. Les personnes aux plus faibles ressources devraient bénéficier de 95% de réduction. «La solidarité se fait sur les revenus et non pas sur le statut. Que la gratuité ne soit pas retenue est une bonne chose et permet de conserver sa dignité», a considéré Georges-Philippe Fontaine. «Mais on ne voit pas comment on va payer de nouvelles voies pour les bus, à moins d’avoir des millions de voyageurs». Un commentaire que le vice-président Hervé Herry a à peine relevé en rappelant que «ce service public sera toujours déficitaire». L’impact sur le budget transports (15MEUR) devrait être neutre.

  • Cathy Tymen

 

Quimper 

Écoles : débat sur les périmètres et les coûts

samedi 24 avril 2010

OUEST FRANCE

Majorité et opposition se sont affrontées sur les suppressions de postes d’enseignants et la mise en place d’une sectorisation géographique à Quimper.

Une délibération sur les suppressions de postes d’enseignants dans les écoles publiques primaires de la ville a ranimé le débat autour de la carte scolaire à Quimper. La position de la municipalité : émettre un avis défavorable concernant la fermeture du 7e poste à Emile-Zola, la fermeture du poste du réseau d’aide spécialisée pour les élèves en difficulté (Rased) à Edmond-Michelet et de la fermeture de la classe d’inclusion scolaire (Clis) à Kerjestin. « Ces décisions résultent d’une dimension comptable qui ne prend pas en compte les intérêts de l’enfant », a déclaré Denise Cariou, adjointe au maire chargée de l’enfance.

« Attention à l’isolement »

Pour Jean-Marc Tanguy, élu de la majorité : « Avec la fermeture de la Clis de Kerjestin, on s’en prend au coeur du tissu social dans un établissement situé en zone d’éducation prioritaire. C’est la prise en charge du handicap et l’égalité des chances qui est abandonnée par le gouvernement en place. » Pierre Donnars (MoDem), affirme, quant à lui, que la fermeture des Clis est notamment due à la non intégration des enfants handicapés en milieu ordinaire. « Ces élèves devraient être dans des classes normales accompagnés par des personnels, a-t-il déclaré. Le problème, c’est que le dispositif pêche. Les auxiliaires de vie scolaire ne sont pas là. Attention à l’isolement de ces enfants. »

Autre sujet évoqué  : la mise en place de périmètres géographiques scolaires qui impliquent l’inscription d’un élève à proximité de son lieu d’habitation. Cette fois, c’est Isabelle Le Bal qui monte au créneau. Elle demande des explications au maire quant au nouveau système d’inscription. « Cela se fera en mairie à partir de la rentrée, a précisé Bernard Poignant. Les périmètres, qui ne sont pas encore définis, seront mis en place en septembre 2011. » L’occasion de préciser la baisse des effectifs sur la ville diminue : elle ne serait « que » de 33 élèves, selon les prévisions de février. Ce qui n’empêche pas le maire de penser à une nouvelle organisation « à l’échelle de la ville et non plus petits bouts par petits bouts ».

Un élève, ça coûte et ça rapporte

Pour Pierre Donnars, cette mesure « est une grave erreur. Si vous obligez les parents à inscrire leurs enfants près du lieu de résidence, vous allez obtenir une ghettoïsation. Vous risquez de concentrer dans un même quartier toutes les difficultés scolaires. De plus, à Quimper, un tiers des élèves du primaire sont inscrits dans le privé qui n’a pas de contrainte géographique. La sectorisation risque de perturber un équilibre déjà en place. »

Mais l’attaque la plus forte du projet a été portée par Georges-Philippe Fontaine (UMP) : « Je ne vois pas l’intérêt d’une carte scolaire qui se fait déjà naturellement [...] Cette délibération sur les suppressions de postes est un sujet éminemment politique. Il faut dire la vérité aux Français : l’école est dans une situation d’inefficacité dramatique. Cela coûte très cher au contribuable. » Et Bernard Poignant de répondre : « un élève coûte peut-être cher au contribuable, mais il rapporte aussi à la France. »

Finalement la délibération, portant uniquement sur les suppressions de postes, a été votée à l’unanimité.

Lucile VANWEYDEVELDT

 

Carte scolaire. La réprobation du conseil municipal

24 avril 2010 – LE TELEGRAMME

Les ultimes arbitrages de la carte scolaire ne satisfont pas le conseil municipal, qui a émis, hier soir, un vœu défavorable à la fermeture des trois postes quimpérois.

La carte scolaire a, rappelons-le, sonné le glas du 7e poste à l’école Émile-Zola, du poste «G» du Rased Michelet et de la Clis (classe d’inclusion scolaire) de l’école de Kerjestin. Le conseil municipal estime que la suppression du 7e poste d’Émile-Zola «contribuera à une fragilisation encore plus nette de ce groupe scolaire et entraînera inévitablement une multiplication des classes à double niveau qui, par expérience, n’attire pas les parents en milieu urbain». Quant au cas de la Clis de Kerjestin, le conseil considère qu’elle «fonctionne de façon complémentaire avec celle de Paul-Langevin. Cette suppression entraînerait une perte de cohérence pédagogique, en lien avec le travail développé entre ces deux écoles. Cette proposition menace l’accueil des enfants les plus en difficulté et, par là même, les enjeux d’intégration des élèves handicapés en milieu ordinaire».

Le «coût» d’un enfant

L’ouverture d’un demi-poste à l’école Léon-Goraguer ne suffit donc pas à contrebalancer les avis négatifs de la majorité. Denise Cariou déplore «une vision comptable que nous ne pouvons pas accepter». Jean-Marc Cariou estime que, concernant les Clis (cinq fermetures dans le département), les avis d’experts sont «piétinés». Il y voit, à travers ce public fragile «cyniquement ciblé», «une attaque en règle d’une véritable solution éducative et sociale». Il n’y a guère que Georges-Philippe Fontaine pour se lancer dans un discours louant les choix gouvernementaux de suppression de postes dans l’Éducation nationale. Citant le «coût» (sic) d’un enfant durant le cycle primaire (plus de 5.000 €), il déplore une gabegie financière sans résultats probants. «Plus c’est cher, plus il y a d’enseignants et moins c’est bon», finit-il sans rire. Sa position lui vaudra quelques retours de bâton de Daniel Le Bigot et du maire notamment, ce dernier lui conseillant de regarder plutôt combien un élève devenu grand rapportait ensuite à la société. Isabelle Le Bal (Modem) profitera du débat pour demander à Bernard Poignant de réexpliquer ses deux décisions qui ont clos la crise des trois écoles du centre-ville: les inscriptions centralisées en mairie dès la rentrée prochaine et un périmètre scolaire à l’échelle de la ville institué en 2011. Isabelle Le Bal suggère d’en profiter pour redéfinir Quimper en onze quartiers. Pierre Donnars voit dans ce futur périmètre «une grave erreur qui créera des «ghettoïsations forcées».

  • Thierry Charpentier

 

Transports, commerce. Un but mais deux théories en débat

13 mars 2010 – LE TELEGRAMME

Sans surprise, le conseil municipal a tourné hier soir autour de la question du schéma transports. Les positions sont connues, le ton est monté même si tous cherchent le même résultat.

Hier soir les élus municipaux étaient invités à approuver le projet transports déjà passé par Quimper-Communauté. «Idéologues»: l’accusation portée cette fois par Christiane Gagnepain pour l’opposition, a été renvoyée par Jean-Pierre Bigorgne à ces contradicteurs accusés d’être partisans du «tout voiture». Christiane Gagnepain a regretté que le projet «qui concerne d’abord le centre-ville de Quimper» soit d’abord passé en conseil communautaire. «Cela s’est fait en dehors des élus quimpérois et cela me gêne. Il aura malheureusement fallu de nombreuses manifestations pour faire entendre la voix des Quimpérois». Dans la foulée, Georges-Philippe Fontaine se lançait dans un long discours plus ou moins improvisé dont la conclusion a fait rire la majorité. «Vos adjoints cachent derrière l’étiquette écologiste leurs idées anarcho-nihilo-trotskistes». «Les bras m’en tombent, a répondu Bernard Poignant. Voilà Staline convoqué pour le stationnement à Quimper».

 

Stationnement. La colère des commerçants

5 mars 2010 – LE TELEGRAMME

Débutée dans la bonne humeur, la manifestation organisée par les halles Saint-François contre le futur plan de déplacement en ville s’est achevée par des slogans demandant la démission de Daniel Le Bigot, adjoint Vert à l’urbanisme.

250 personnes ont manifesté, hier après-midi, contre le futur plan de déplacement de la ville à l’horizon2012.

Forte mobilisation

Ce schéma donne la priorité aux transports en commun avec la création de parkings de périphérie, la création de couloirs propres pour les bus et la disparition du stationnement sur les quais. Il s’accompagne d’une diminution par deux des capacités de stationnement du parking de la Providence et une extension en cours de la zone piétonne en centre-ville. Au total, quelque 800 à 900places devraient disparaître. Les commerçants des halles, à l’origine de la manifestation soutenue par le syndicat Force Ouvrière, ont constitué le gros du cortège auquel s’étaient joints des commerçants indépendants du centre-ville, des professions libérales, quelques salariés et usagers du centre-ville. Dans le cortège également, l’opposition municipale, Ludovic Jolivet et Georges-Philippe Fontaine (UMP), Isabelle Le Bal (MoDem) ou encore Jean-Yves Cozan, mais aussi Jean-Louis Gagnepain (ancien adjoint à l’économie sous le mandat d’Alain Gérard). Aussi Michel Guéguen, président de la chambre de métiers. Alors que les Vitrines de Quimper, la fédération des commerçants quimpérois, n’appelaient pas à cette manifestation, les Halles Saint-François ont donc réussi leur mobilisation.

«M.Le Bigot se moque de nous…»

«J’aimerais qu’il n’y ait pas d’attaques personnelles, pas de nom», a demandé Yves Gentric, le coprésident des halles, avant que le cortège ne s’élance vers la mairie pour une «petite balade». «Ça c’est très mal passé, M.LeBigot se moque de nous». Le même Yves Gentric est ressorti furieux de la mairie alors qu’une délégation avait été reçue pendant 35 minutes. Il a reproché à l’adjoint Vert à l’urbanisme d’être arrivé en retard et d’avoir contesté sa pétition portant 4.320 signatures qu’il a rapproché des «4.530voix de D.Le Bigot aux municipales».

«Ce pourquoi nous avons été élus…»

Philippe Butin, conseiller élu au commerce, a tenté de jouer le Monsieur bons offices, évoquant «l’antagonisme clair et net» entre les deux hommes et leur nature «sanguine». «Le Bigot démission», ont scandéles manifestants. «Il était prévu que j’arrive à 15h30, je n’ai jamais critiqué la pétition», a commenté, quelques instants plus tard, l’adjoint à l’urbanisme. «J’entends l’appréhension des commerçants des halles mais il ne faut pas nous reprocher de mettre en place ce pourquoi nous avons été élus. Les commerçants ne peuvent s’arroger la politique municipale». Prochain rendez-vous lundi. La mairie organise une réunion sur l’étude qu’elle a commanditée sur le stationnement avec les organismes consulaires et les associations de commerçants. Puis le 22mars avec la première des deux journées consacrées à l’évolution du centre-ville au Chapeau-Rouge.

  • Jacky Hamard

 

 

Quimper (29). Ecoles : Poignant persiste malgré les appels

19 décembre 2010 – LE TELEGRAMME

Statu quo confirmé, hier soir, au conseil municipal de Quimper, sur l’épineux dossier des fermetures d’écoles. Le maire n’a pas cédé aux appels au dialogue et maintient sa décision de fermer les trois écoles Jules-Ferry, Les Pommiers et Petit-Parc.

Dans un brouhaha de désapprobation du public, Bernard Poignant n’a pas donné suite, hier soir, à l’offre de dialogue formulée, devant les élus quimpérois réunis, par un parent d’élèves scolarisés dans les deux écoles du centre-ville promises à la fermeture en 2010.

Tristan Pichard lui a pourtant proposé d’ouvrir «une concertation constructive» autour de «la fusion de Jules-Ferry et des Pommiers» sur le site de la première école. Reprenant des arguments formulés ces dix derniers jours, certains élus de l’opposition ont, eux aussi, tenté de convaincre la majorité de «faire machine arrière». Ludovic Jolivet (UMP) a demandé au maire socialiste de «reconsidérer sa position». Même démarche vaine de la centriste Isabelle Le Bal (MoDem), qui a soumis un voeu proposant de «surseoir à la fermeture des trois écoles» et suggéré de «renouer le dialogue».

«Fusionnez !»

«Ne gardez pas cette position buttée, négociez, on a le temps !», a exhorté l’opposant Nouveau Centre, André Guénégan. «Je suis contre», a tonné un autre centriste, Pierre Donnars, faisant valoir «l’intérêt des enfants». «Fusionner, il y aura 94 élèves inscrits en janvier dans les deux écoles», s’est exclamé Georges-Philippe Fontaine.

Du côté de la majorité, le leader du groupe Kemper l’écologie à gauche, Daniel Le Bigot, a jugé nécessaire «de prendre du temps pour engager le dialogue, en l’élargissant à l’ensemble des écoles concernées». Pas franchement une demande de remise à plat de l’épineux dossier.

Le socialiste Gilbert Gramoullé et le communiste Piero Rainero ont, eux, volé au secours de la stratégie Poignant-Cariou. Tout en reconnaissant comme les autres que la méthode a été «trop brutale et trop technocratique».

À scruter les regards, stigmates et attitudes de bien des membres de la majorité, le public fourni se sera, en tout cas, rendu compte que la décision est loin de faire l’unanimité à gauche.

Malaise à gauche

Chahuté lors des réunions de la semaine comme en conseil municipal hier soir, Bernard Poignant fait front. «J’ai une conviction visiblement difficile à faire partager, mais mon devoir, c’est d’anticiper la baisse régulière des effectifs si l’on veut défendre l’enseignement public sur toute la ville», a-t-il réaffirmé hier midi. «J’ai entendu que l’on fait le jeu du gouvernement, mais on ne peut être passif, sinon on est complice. Je sais que les postes se raréfient dans l’Éducation nationale, il faut justement s’organiser pour ne pas subir», a insisté le maire. Écartant d’un revers de main l’impression tout aussi fondée de parents, selon laquelle les fermetures des trois écoles confortent l’État dans sa réduction pluriannuelle des effectifs enseignants.

Bref, face au statu quo, Bernard Poignant réclame des parents et enseignants «un effort» de compréhension. Il s’estimerait «heureux qu’il n’y ait pas autant de fermetures de classes entre 2009 et 2014» que les 16 suppressions enregistrées entre 2004 et 2009.

  • Bruno Salaün

 

Judo. La Licra veille au respect des autres

14 décembre 2009 – LE TELEGRAMME

Après une première expérimentation à Douarnenez l’été dernier, la Licra (Ligue Internationale Contre le Racisme et l’Antisémitisme), a pris ses marques quimpéroises hier à la halle des sports de Penhars, à l’occasion de la traditionnelle Coupe de Noël de judo organisée par le Dojo de Cornouaille. À renfort de slogans et d’affiches (où figurent des jeunes du club, choisis en conséquence), la Licra a expliqué au public présent – beaucoup de parents venus encourager leurs enfants – le principe de cette opération essentielle. Pierre Garrec (président de la DDJS), qui ne peut rester insensible au sujet, a renforcé le propos par une allocution donnée vers midi devant les tatamis. Sous l’impulsion de Georges-Philippe Fontaine (président pour la Bretagne), judoka lui aussi, la sensibilisation a pris son essor lors de ce rendez-vous destiné aux jeunes, mais compte aller au-delà en touchant d’autres clubs et d’autres sports. Le foot en particulier – «dans lequel y a du boulot dans ce domaine!» – est dans le collimateur, quoique difficile à canaliser tant sa répartition est large et diversifiée. Le judo, et par extension les sports de combat, sont des atouts en matière de respect de l’autre, de règles, de discipline. C’est la première année que cette opération est mise en place à Quimper et grâce au dynamisme du club cornouaillais et de l’équipe de Jean-Olivier Sévère, les premiers exemples ont été donnés hier matin. Reste maintenant à se faire connaître et à continuer le combat, avec le soutien des instances phares comme la DDJS ou les OMS.